Archives pour la catégorie Premier Roman

Le mauvais rôle de Flore Montoyat. Harper collins. 🟩🟩🟩🟩◼️

Le mauvais rôle

Flore Montoyat

Harper Collins

ISBN : 979-1-03391 -961-2 Février 2025

208 pages.

Le Mauvais Rôle de Flore Montoyat est un premier roman autofictionnel. Sous les traits de Chloe, Flore Montoyat, une jeune femme après de brillantes études, entre à la Cour nationale du droit d’asile en tant que rapporteur. le rôle du rapporteur est de lire et de rapporter ce que lui disent les réfugiés demandant le droit d’asile. Ce rapport porte autant sur le pays que sur les conditions du demandeur. Et plus elle est confrontée à ces malheurs, plus elle est mal. Mal car elle perçoit le fossé immense entre sa condition de jeune femme brillante à la vie confortable et celle de ces réfugiés dont on conteste le récit : pas assez précis, pas assez réaliste ; avez-vous vraiment subi des exactions, des agressions, des viols ?

Christian, chrétien du Centrafrique, Faith jeune nigériane souhaitant devenir coiffeuse, et Anwar afghan rejetant les talibans, sont sur ce long chemin pour le droit d’asile.

C’est un roman documentaire choc et percutant qui jette une lumière crue sur la réalité de l’asile. C’est aussi le roman des utopies bafouées et des dégâts que cela peut produire. Et ce roman nous rappelle que la souffrance ne se quantifie pas, mais qu’elle questionne sur nos failles et notre humanité.

Avons-nous pris le temps d’écouter jusqu’au bout ?

Née en 1992, Flore Montoyat est une autrice lyonnaise. vivant à Forcalquier.
Passionnée de géopolitique, elle est spécialiste du droit des réfugiés. Elle a travaillé pour les Nations unies, puis passé quatre ans au cœur des décisions de la Cour nationale du droit d’asile. Elle puise son inspiration dans ces expériences professionnelles.

Le barman du Ritz de Philippe Collin. Albin-Michel . 🟩🟩🟩🟩◼️

Le barman du Ritz

Philippe Collin

Albin Michel

ISBN :  978-2-22647-993-8 Avril 2024

395 pages

Philippe Collin, homme de radio ( France Inter), s’est lancé dans l’écriture de son premier roman : le barman du Ritz. C’est une époque qu’il connaît bien ( 1940-1944) pour avoir été scénariste de BD pour le voyage de Marcel Grob et créateur du podcast le fantôme de Philippe Pétain qui a été décliné en livre Le barman du Ritz raconte l’histoire de Frank Meier entre 1940 et 1945. le Ritz est ce grand palace parisien situé place Vendôme qui a reçu l’élite parisienne, mais aussi l’état-major allemand et son pendant collaborationniste. En tant que barman, Frank Meier va frayer avec tout ce joli monde. C’est une galerie de portraits incroyable, des hauts gradés allemands en poste à Paris en passant par Guitry, Lifar, Cocteau ou Coco Chanel. Tout ce petit monde se tient et vit en vase clos alors que s’installe la France de Vichy. Au rythme des cocktails fabriqués par Frank Meier, des hommes,des femmes, résistants, collaborateurs, profiteurs de guerre vont s’aimer, se trahir et lutter.Philippe Collin nous restitue cela à la perfection. C’est méticuleux, documenté. Comme un bon homme de radio. C’est la limite de ce premier roman. Il manque de la profondeur sur des personnages romanesques à souhait et des évènements historiques qui auraient permis une fresque grandiose.Cela dit, le roman très agréable à lire dresse le constat toujours aussi terrifiant : qu’aurions-nous fait ? le toujours actuel affrontement entre la peur et le courage.

Philippe Collin est un homme de radio français né en 1975 à Brest. Titulaire d’une maîtrise d’histoire consacrée à l’épuration des collaborateurs à la Libération, il débute au micro en 2003, produit « Panique au Mangin Palace » puis, plus tard, des séries documentaires de podcasts d’histoire. Il publie son premier roman en avril 2024, Le Barman du Ritz, où il fait la narration très documentée autour de l’hôtel parisien le Ritz sous l’Occupation allemande, avec en personnage central Frank Meier : né autrichien fin du XIXe siècle et ancien combattant pour la France de la Première Guerre mondiale, il devient le plus grand barman du monde entre-deux-guerres, et va être amené à traverser la période du Paris occupé en frayant entre dignitaires allemands, dirigeants pétainistes, collaborateurs et résistants qui se croisent dans son établissement

Tout le bruit du Guéliz de Ruben Barrouk. Albin Michel .🟩🟩◼️◼️◼️◼️

Tout le bruit du Guéliz

Ruben Barrouk

Albin Michel

ISBN : 978-2-226-49605-8 Août 2024

224 pages

Une vieille dame habitant à Marrakech dans le quartier du Gueliz est hantée et tourmentée par un mystérieux bruit. Inquiet, sa fille et son petit-fils viennent de France pour élucider ce mystère.
Le petit-fils est le narrateur et, en filigrane, l’auteur de ce roman.
Bien vite le mystère sera percé , en lien avec la vie de cette vieille dame juive. Celle-ci est en effet l’une des dernières juives vivant à Marrakech. 
Ruben Barrouk a voulu, dans ce roman, faire un retour, un pèlerinage sur cette terre du Maroc où a vécu une très grande communauté juive. Nous pèlerinerons avec lui du quartier du Mellah aux mausolées de la vallée de l’Ourika.
Il nous dépeint un Marrakech pluvieux et gris loin du soleil des dépliants touristiques.
Cela reste lent et surtout plombé par un style et une écriture ampoulés qui surprennent pour un auteur de 28 ans.
Le recours à des métaphores et à des descriptions » arabisantes », la recherche de mots de vocabulaire originaux ( niellée, contremander, céler, etc.) font passer cette quête d’identité au second plan.
C’est dommage. 

Ruben Barrouk est né en 1997 à Paris. En 2022, il retourne sur les traces de sa famille séfarade à Marrakech, où vit sa grand-mère, personnage principal de ce premier roman.

L’Avenue de Verre de Clara Breteau . SEUIL .🟩🟩🟩🟩◼️

L’Avenue de verre

Clara Breteau

Le Seuil

ISBN : 978-2-02-157595-8 Janvier 2025

222 pages

Quel premier roman emballant et maitrisé Anna est née de père inconnu pour l’état civil Pourtant Anna connait son père Il est laveur de carreaux sur une grande avenue de Tours

À partir de ce point de départ Clara Breteau va nous entraîner dans un jeu de transparence et d’opacité qui sied merveilleusement bien au laveur de carreaux Effacement des traces, rendre propre

A la page 179 , Clara Breteau cit le philosophe André Gorz  » ::L’être qui naît est une foule innombrable, que la vie réduit bientôt à un individu : celui qui se manifeste et meurt « 

C’est toute la recherche de cette autofiction semble-t’il.retrouver l’identité du père algérien et les racines de Kabylie. Un immigré avec sûrement un père, Hadj, harki. C’est aussi la recherche d’une vérité car ce père était cachotier : Il n’avait pas donné son nom à Anna pour la protéger du racisme. Cela cachait autre chose.

Une étude psychologique poussée, avec une description fouillée des intimités. Les jeux de transparence, d’opacité, l’écriture de l’auteure nous amène jusqu’à la source, jusqu’à la source de cette Algérie malmenée depuis 1830.

L’être qui nait est une foule innombrable. Descellons pour retisser des mémoires.

Clara Breteau est maîtresse de conférences en arts et écologies à l’université Paris-8. À la croisée de la philosophie, de la géographie et de la création littéraire, elle mobilise pour ses enquêtes une méthode d’observation poétique, plaçant son regard dans les interstices entre matière et signification, sens et sensible, humains et non-humains.

Claire Breteau actuellement à un récit littéraire autofictionnel interrogeant, à travers l’histoire de la descendante française d’un immigré algérien, le trauma colonial et la manière dont il imprègne encore aujourd’hui les psychés et les corps des enfants de la diaspora, nés en France bien après l’indépendance.

Ce récit deviendra l’avenue de verre qui sera publié en Janvier 2025

Pour aller plus loin dans la géographie culturelle à la croisée de la culture et du vivant.

Les os noirs d’Agnès Jésupret . Liana Levi . 🟩🟩🟩◼️◼️

Les os noirs

Agnès Jésupret

Liana Levi

ISBN :  979-1-03490-948-3 Août 2024

192 pages.

A partir d’une fiction romancée Agnès Jésupret nous propose un premier roman original, agréable à lire.
Agnès Jésupret se définit comme une biographe anonyme. Elle recueille les confidences, les émotions, les pans de vie de personnes qui souhaitent faire appel aux écrivains publics.
Lors de l’une de ces séances elle a rencontré une vieille dame , dans une maison de retraite. Cette dame s’appelle Clara Ignorante. Elle va lui raconter l’histoire de se grands parents siciliens arrivés en Tunisie. Et plus particulièrement celle de son père , Pierre, mort en Tunisie et dont on s’apercevra, lors de l’exhumation de son corps, que ces os sont noirs . Des os noirs semblent dire qu’il y a eu empoisonnement.
A partir de cette interrogation Agnès Jésupret va nous rappeler ou nous faire découvrir  » La Tunisie à la croisée des souvenirs  » comme le dit le bandeau du roman.
Et cette Tunisie à la croisée des souvenirs est riche d’une histoire métissée assez sombre.
Agnès Jésupret nous rappelle que des siciliens ont immigré en Tunisie et étaient réellement les immigrés d’un pays sous protectorat français avec une population autochtone musulmane et la communauté juive.
Jusqu’à la deuxième guerre mondiale , ces différentes communautés vivaient en bonne intelligence. Les siciliens se francisaient.
Puis la guerre a tout fait exploser. L’Italie fasciste , la France collaborationniste, l’Afrikakorps, la chasse aux juifs.
A travers Clara Ignorante ,Pierre et sa famille, Agnès Jésupret rend très humaines les affres de l’Histoire. le tout avec des silences et des absences dues à la mémoire .

Agnès Jésupret vit à Marseille. Depuis plusieurs années elle met sa plume au service des souvenirs des autres et se définit elle-même comme une «biographe anonyme pour des gens qui le sont tout autant». 

Les présences imparfaites de Youness Bousenna. Payot et Rivages. 🟩🟩🟩◼️◼️

Les présences imparfaites

Youness Bousenna

Payot et Rivages

ISBN : 9782743661700 Août 2024

240 pages

Les présences imparfaites est le premier roman de Youness Bousenna. Celui-ci est un journaliste de 35 ans travaillant entre autre pour le Monde où Marianne. Les présences imparfaites est un roman du désenchantement à travers le prisme du travail, de la famille, du couple et du temps qui passe.
Youness Bousenna a pris comme narrateur Marc, jeune homme de la classe moyenne né en 1961 à Thiais en banlieue parisienne . Sa vie peuplée d’ambition sera en réalité modeste et peut-être perdue.
L’espace de ce roman, Marc nous entraîne dans une confession de sa vie, retraçant son adolescence, ses années de journalistes, de reporter de terrain au Moyen Orient, mais aussi sa relation avec Cliaire ou avec ses parents restés vivre à Thiais.
La lucidité de Marc l’amène avec sincérité vers ses présences imparfaites. Et d’abord sa présence à lui auprès de Claire, de ses parents ou de ses collègues de travail.
La réflexion est teintée de désenchantement et de pessimisme. En cela elle est questionnement car écrit par un jeune homme de 35 ans .
En brossant le portrait de Marc comme un antihéros, Youness Bousenna décide de choisir le verre à moitié vide et donne peu de chance à des années d’espoir. Les derniers mots se son roman disent le contraire, comme une bouteille à la mer !
On connaît les vicissitudes d’une bouteille à la mer.
Peut être quelqu’un la trouvera.
Il en est de même du roman. Peut être seront nous nombreux à lire les derniers mots du roman et à garder espoir.

Youness Bousenna est journaliste (notamment pour Telerama, Socialter, Le Monde ou Limite), critique et chroniqueur de la vie des idées, rédacteur en chef littérature de la revue PHILITT, semestriel consacré à la philosophie et à la littérature.
Il est l’auteur de Camus, l’éternité est ici (Première Partie, 2019).
Les Présences imparfaites est son premier roman.

Nancy-Kabylie de Dorothéé-Myriam Kellou. Grasset. 🟩🟩🟩🟩◼️

Nancy- Kabylie

Dorothée-Myriam Kellou

Grasset

ISBN : 978-2-24682-874-7 Octobre 2023

216 pages

Il y a quelques jours sur la messagerie de Babelio j’ai reçu une demande de Dorothée-Myriam Kellou : Pouvait elle m’envoyer son livre par Pdf. Elle souhaitait que je lui partage mes ressentis et avis sur son ouvrage. Touché par la demande j’ai répondu par l’affirmative à sa demande

Nancy-Kabylie est le chemin pris par Dorothée- Myriam Kellou pour nous parler de la mémoire , de l’oubli, de l’exil, du déracinement .
Dorothée-Myriam Kellou est une jeune femme dont la mère Catherine est française et le père Malek , algérien et plus précisément kabyle.
Ce texte de 200 pages oscille entre souvenirs personnels et réflexion sur l’identité, la double culture, l’Algérie.
C’est un récit personnel, un itinéraire intime pour entendre comprendre et transmettre la mémoire.
Sommes nous à jamais coincé dans une seule définition de notre identité. identité.
A la recherche d’identité se juxtapose la colonisation et le colonisé, l’histoire sans fin entre la France et l’Algérie.
Et l’autrice nous met en mémoire ou nous fait découvrir les camps de regroupement mise en place par la France en Kabylie.
J’ai été très touché par l’écrit, le récit personnel.
Les pages écrites sur l’identité sont d’une telle importance.
C’est un essai qui s’est entendre, comprendre afin de pouvoir transmettre.
Et cela touche où cela peut faire mal, car le lien entre colonisation, esclavagisme est évident. Ou comment nier des identités qui mettront des générations pour se retrouver ou se construire à nouveau.
Sur le chemin de Kabylie , une fille et son père ont marché. le père a pu parler et transmettre un peu de sa langue, de lui, de son histoire, de son déracinement
Sa fille a pu lui dire qu’elle était étoilée ! ( vous comprendrez en lisant le livre )

Nancy-Kabylie est son premier roman.
Merci à Dorothée- Myriam Kellou pour l’envoi de son livre . Ce fut une très belle découverte et l’occasion de quelques mails agréables.

Dorothée-Myriam Kellou est journaliste et réalisatrice indépendante.

Elle a notamment révélé dans le journal Le Monde en juin 2016 l’affaire des financements indirects de l’État islamique par Lafarge en Syrie. Cette enquête a été récompensée par le prix Trace International de l’investigation journalistique à Washington D.C. Son premier film À Mansourah, tu nous as séparés a été présenté en première mondiale au Festival Visions du réel à Nyon en Suisse en avril 2019. Il a reçu plusieurs prix, dont le prix des droits humains au Festival international de film documentaire d’Agadir FIDADOC en juin 2019 et une Étoile de la Scam en 2021.

Récipiendaire de la bourse d’excellence Fulbright, elle est diplômée du master d’études arabes de l’Université de Georgetown à Washington D.C et de l’Institut d’Études Politiques de Lyon.

Plus grand que le Monde de Meredith Hall. Philippe Rey. 🟩🟩◼️◼️◼️

Plus grand que le monde

Meredith Hall

Traduction : Laurence Richard

ISBN :978-2-38482-064-1 Février 2024

365 pages.

Voici un livre qui est encensé sur Babelio. 41 critiques .Plus de 1 200 lecteurs et une note moyenne de 4.15. Des critiques de la presse sont élogieuses ( le point – le temps -Times)
Joyce Maynard y va de son commentaire : Bouleversant de poésie, de beauté et de grâce.
Les mots qui ressortent de ces éloges : famille, amour, compassion, résilience, chagrin, rédemption.
Le titre anglais du livre de Meredith Hall est Bénéficence que l’on peut traduire par Bienfaisance. L’éditeur français a choisi Plus grand que le monde.
Tout ce préambule pour dire que je ne me retrouve pas dans ces éloges et commentaires.
Avant de vous expliquer mon ressenti , un résumé de ce roman.
il s’agit d’une histoire familiale étendue sur 5 générations dans une ferme du Maine à Alstead dans le Nord Est des Etats Unis, Dans les années 30 vit dans cette ferme la famille Senter. Arrière grand père et grand père Senter ont vécu sur ces terres. Aujourd’hui c’est Tup Senter qui en a la charge. Il est marié à Doris et ils ont trois enfants : Sonny, Doddie et Beston. La vie va faire qu’un évènement tragique va affecté cette famille. Le roman va se poursuivre jusque en 1968 et nous montrer l’évolution de cette famille.
C’est de cette histoire que ressort les mots : famille, amour, compassion, résilience, chagrin, rédemption.
Et bien pour ma part je n’ai pas ressenti cela. Bien au contraire.
Meredith Hall nous décrit effectivement une famille amoureuse, soudée, heureuse mais elle nous décrit surtout une ferme, des lieux et des personnages proches de la petite maison dans la prairie ou d’un dessin animé de Walt Disney. Cela dégouline de bons sentiments où tout est beau, bon et gentil. L’époux est bon, l’épouse est bonne, les enfants sont modèles, la ferme est d’une propreté incroyable. Tout est aseptisé. le côté religieux est présent bien évidemment avec le Bon Dieu. On vit en vase clos .Tout est beau.
Je n’ai pas trouvé de poésie, de grâce et de beauté.
J’ai trouvé au contraire une famille regroupée autour du patriarcat, d’une certaine idée du conservatisme et de la non remise en question.
Le drame familial sous couvert de solidarité et de résilience ne fait qu’amplifier ce ressenti.
Plus grand que le monde porte bien son titre.
Malaise.

Meredith Hall est une écrivaine et professeur émérite à l’Université du New Hampshire.
En 2007, elle publie ses mémoires, Without a Map, immédiatement reconnus outre-Atlantique comme un classique du genre. Elle collabore régulièrement avec Five Points, The Gettysburg Review, The Kenyon Review, ou encore The New York Times. « Plus grands que le monde » est son premier roman.

Mon nom dans le noir de Jocelyn Nicole Johnson. Albin Michel. 🟩🟩🟩◼️◼️

Mon nom dans le noir

Jocelyn Nicole Johnson

Traduction : Sika Fakambi

Albin Michel

ISBN : 978-2-226-47836-8 Janvier 2024.

211 pages

L’idée de départ de ce primo roman était intéressante. Dans un temps un peu dystopique, une communauté faite de quelques hommes et femmes se réfugie à Monticello en Virginie. Monticello est le nom du musée – domaine où vécut Thomas Jefferson , 3ème président des Etats- Unis.
Cette communauté se réfugie car les suprémacistes blancs font vaciller le pouvoir américain. Tout cela nous rappelle les émeutes de Charlottesville en 2017 et l’attaque du Capitole en 2021.
Le Démantèlement est en cours.
Dans cette communauté que nous suivons au jour le jour, une jeune femme noire Da Naisha Love a une particularité : elle ferait partie de la descendance afro-américaine de Thomas Jefferson.
Bien que le roman soit court , il manque de vigueur, de tension. On est plus dans la description de la communauté que dans les réactions de cette communauté.
J’attendais un lien plus puissant entre le Démantèlement, la période historique de Thomas Jefferson et l’avènement des suprémacistes blancs.
Mon nom dans le noir de Jocelyne Nicole Johnson n’a pas la fulgurance narrative décrite en quatrième page de couverture.

Jocelyn Nicole Johnson enseigne l’art à Charlottesville (Virginie) où elle vit. Ses textes ont été publiés dans de nombreux magazines, revues littéraires et anthologies, dont Best American Short Stories. Son premier roman, Mon nom dans le noir, a été couronné par plusieurs prix, dont le Library of Virginia Award et été finaliste de plusieurs autres dont le National Book Critics Circle Award et le prix du Los Angeles Times.

Plus Haut que la Tour Eiffel de Kohndo. JC Lattès. 🟩🟩🟩◼️◼️

Plus haut que la tour Eiffel

Kohndo

JC Lattès

ISBN : 978-2-7096-7021-0 Février 2024

128 pages.

Kohndo est un rappeur français d’origine béninoise. Jusqu’à maintenant il s’exprimait par la chanson, le slam et le rap. Plus haut que la tour Eiffel est son premier roman. Premier roman qu’il a mis en musique dans un album éponyme. L’album reprenant partiellement le texte du roman.
Le texte du roman est en vers plus ou moins rimés et reprend le rythme du rap.
La couverture du livre est explicite. Au dessus du titre trône, stylisé un gilet de sauvetage. Plus haut que la tour Eiffel est l’histoire de Manga ,docker à Cotonou, qui porte le rêve de son père : quitter le Bénin pour Paris et rejoindre un frère qu’il ne connaît pas.
Les mots, le slam se bousculent pour raconter le départ de Manga du Bénin et les vicissitudes de la route des migrants à travers l’Afrique.
Ce texte de 130 pages se lit d’une traite emporté par les mots. C’est aussi sa limite. La rapidité des mots et des phrases ne permet pas au temps de décanter les réflexions et émotions. Il manque sûrement la scansion de la musique pour donner forme poétique au livre. L’écoute de l’album , ajouté à la lecture du livre, permet de rendre justice à ces jeunes africains qui ont le courage et l’ambition de vivre .

KoHndo, de son vrai nom Kohndo Assogba, né le 17 juin 1975 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), est un rappeur français d’origine béninoise. Originaire du Bénin et ayant passé une partie de son enfance à Ouidah, KoHndo est un chanteur de rap en français lauréat de l’Académie Charles Cros