Un bar de quartier, une usine. des réunions ouvrières dans l’atmosphère d’un bar enfumé. c’est Helda qui tient le bar. Les tournées s’additionnent. les habitués du bar sont là : Tom, Ferraille, François, Ramsés, Vicky, Jean-Jo. A la santé des Mohicans ! envers et contre tous, la solidarité chevillée au corps. Dans cette ambiance de milieu ouvrier, Helda et Jean-Jo vont vivre une tardive histoire d’amour. de cet amour naitra Louison. Louis Cabaret écrit par ellipse. Viendra rapidement la mort de Helda et la maladie d’Alzheimer de Jean-Jo. L’auteur nous raconte des moments humains, une communauté ouvrière qui se délite au contact du monde et des deuils de la vie. Cette solidarité pourra t’elle perdurée avec Louison ? Louison et les autres resteront -ils des Mohicans ? Les ellipses font que l’on enjambe rapidement le temps et cela donne une impression d’accumulation de malheurs sans savoir comment les personnages ont intégrés tout cela dans leur vie. Le petit bémol à ce roman de solidarité et de rappel du monde ouvrier.
Né en 1985, Louis Cabaret a grandi au Mans, où il a côtoyé le milieu ouvrier et connu la queue de comète du syndicalisme sarthois. Après avoir travaillé plusieurs années avec des enfants souffrant de troubles du comportement, il enseigne aujourd’hui dans le milieu de l’apprentissage. Son premier roman, Tout part à la nuit, est paru en 2023.
Simona Lo Iacono installe son récit, alors qu’une femme affronte des juges et veut raconter son histoire qui sauve une mémoire et plaide pour une médecine humaine. Nous sommes dans les années 1300, en Sicile et plus particulièrement à Catane. Cette femme s’appelle Virdimura. Elle est juive, rousse et veut être médecin. La première femme médecin. Virdimura c’est le nom que lui a donné son père, Maitre Uria. « Verte comme la mousse qui affleure sur le dur » Ce père qui va initier sa fille à la connaissance des herbes, dur corps humain et des organes. Qui va surtout l’initier à ne pas séparer l’âme du corps. Dans ce rapport aux augustes juges et docteurs, Virdimura va nous expliquer avec finesse et délicatesse comment elle a acquis son identité, malgré les épreuves et les préjugés (femme juive vivant dans un ghetto). Soupçons et rumeurs faisant de VIrdimura une sorcière ou une prostituée. Sous la plume de Simona Lo Iacono, Virdimura, Maitre Uria, Sciabe , Josef et Pasquale de Médico, se jouent de l’obscurantisme de l’époque, des peurs et des hiérarchies. S’appuyant sur la réalité historique de Virdimura, l’autrice a bâti une histoire romanesque, douce malgré la dureté de l’époque, et nous rappelle combien une condition libre et décente est difficile à obtenir.
Simona LO IACONO est née à Syracuse, en Italie, en 1970. Elle est magistrate et travaille à Catane. Autrice de plusieurs livres, La Guérisseuse de Catane, phénomène éditorial en Italie, est son premier roman traduit en français.
Après Tsunami, et avec Submersion, Marc Dugain poursuit son exploration des coulisses du pouvoir en se glissant dans la peau d’un président de la République. Légèrement dystopique ( le président est le successeur d’Emmanuel Macron) , Submersion explore les coulisses du pouvoir et de la démocratie. Quand commence le roman, Cannes a été victime d’un tsunami et le début de mandat du président n’est pas terrible : immobilisme législatif, guerre hybride avec la Russie, sondage en berne. Avec l’aide du secrétaire général de l’Elysée et du patron de la DGSE , ils décident de mettre sur pied un référendum pour valider la mise en place » d’une chambre virtuelle » d’électeurs qui seront sondés pour chaque réforme majeure. Une façon de neutraliser l’immobilisme parlementaire. Autre idée : si il y a dissolution, les députés existants ne peuvent se représenter ! Au niveau international , la France se rapproche de l’Allemagne et des britanniques afin d’élaborer une défense opérationnel. Ce qui est jouissif avec Marc Dugain, c’est que la fiction a un magnifique goût de réalité et cela pique beaucoup. Derrière cette dystopie pointe une grande inquiétude : l’usure de la démocratie et la faiblesse de l’Europe.
Quitter la vallée est une histoire à tiroir ( et le tiroir est étonnant) qui tourne autour de trois duo ou trois couples. D’abord Clémence et son fils Tom. Ils ont fui un père violent et son venue trouver une location dans la vallée de la Vézère en Dordogne. Ensuite il y a Fabien et sa fille Johanna qui vivent dans cette vallée de la Vézère. Fabien est un spéléologue amateur dont le rêve absolu est de découvrir une grotte ornée ( art pariétal) Enfin il y a Guilhem le paysan de la Dordogne, tâche de vin sur le village qui rencontre Marion, vacancière dans la vallée de la Vérèze. Renaud de Chaumaray va nous raconter ses trois histoires de façon simple et quotidienne. il n’y a pas l’air d’y avoir de point commun entre tous et pourtant ! L’histoire à tiroir va se mettre en place de façon ingénieuse et surprenante et tous nos personnages vont interagir. Un bon moment de lecture. Qui va quitter la vallée ?
Né en 1982 à Bayonne, Renaud de Chaumaray est l’auteur d’un recueil de poèmes et de plusieurs nouvelles parues en revue. Il partage son temps entre l’écriture, sa famille, et son activité de conseil en écoconstruction.
Que dire des livres de Philippe Jaenada ! Une masse d’information, de détails, de vérité au service des inconnus ou semi inconnus. Et puis il y a le style Jaenada .Il faut aimer les disgressions , les parenthèses et les sur parenthèses. Il faut aimer les pas de cotés sans rapport avec le roman ( je vous conseille les réflexions sur le jus de pamplemousse jaune et rose ( vous en trouvez vous du jus de pamplemousse jaune ,)) .Cà y est je suis pris du Jaenada aigué ! Pour ce nouveau roman Philippe Jaenada est partie d’une information qu’il a lu sur le site Gallica : une jeune inconnue a été tuée en1949 à Paris au bord du Quai de Javel. le lendemain, elle est identifiée comme Louise Cansot, modèle demandé par les peintres de Montparnasse. Rapidement quatre suspects se dégagent et aussi rapidement ils disparaissent. Au bout de six mois, L’inspecteur chef Ferrière du 36 quai des Orfèvres classe l’affaire sans personne arrêté. Que du bonheur pour Philippe Jaenada ! Des recherches, refaire vivre une inconnue. Tout ce qui l’aime. Le voici donc muni de l’enquête de 300 pages récupéré aux archives du Quai des Orfèvres. Quai des orfèvres ? Quel est son flic le plus connu ? Maigret, bien évidemment. Qu’à cela ne tienne ! Philippe Jaenada va lire les 75 histoires de Maigret pour s’imprégner de l’ambiance de l’époque , des bars, des garnis, des hôtels, des techniques policières. Et lui, Philippe Jaenada du haut du 21 -ème siècle connecté, va rouvrir l’enquête, nous emmener sur les traces de Louise Cansot ,et ses soeurs mais aussi de ses amants, des peintres de Montparnasse. Et toujours avec empathie et respect pour toutes ces personnes. On redécouvre le Paris de Maigret et des années 1950. Mais aussi le statut des femmes que discrètement mais fortement dénonce l’auteur. On reste ébahi par le travail de documentation, de recoupement de toutes les archives et de l’utilisation des archives numériques. Louise Cansot n’est plus l’inconnue du quai de javel, mais une jeune fille de 29 ans, ayant quittée sa Bretagne afin de pouvoir vivre. A quel prix !
Philippe Jaenada est né à Saint-Germain-en-Laye où ses grands-parents maternels possédaient le restaurant Le Grand Cerf. Issu d’une famille de pieds-noirs récemment revenue d’Algérie, il grandit dans une banlieue pavillonnaire, à Morsang-sur-Orge en Essonne. Après des études scientifiques, il s’installe à Paris en 1986 où il enchaîne les petits boulots pendant plusieurs années. Sa première nouvelle est publiée en 1990 dans L’Autre Journal. Ses sept premiers romans sont d’inspiration autobiographique. Outre ses livres, il a écrit des articles pour le magazine Voici pendant plusieurs années, avant d’arrêter en 2022 pour se concentrer pleinement à ses romans. Avec sa compagne Anne-Catherine Fath, ils ont un fils, Ernest, né en août 2000. Habitant le 10e arrondissement, il a ses habitudes au Bistrot Lafayette[4].
L’occupation des sols est un petit livre de 16 pages de Jean Echenoz que Guy Delisle a décliné en bande dessinée. C’est une franche réussite et la délicatesse des dessins de Guy Delisle imprègne avec beaucoup de poésie le texte de Jean Echenoz. « Comme tout avait brûlé, la mère, les meubles et les photographies de la mère » il n’y avait aucun souvenir . Que de la cendre et le deuil. Rien à quoi se raccrocher… sauf la grande pub de la mère sur le mur d’un immeuble. la mère peinte en pied, vantant un parfum. Lieu de recueillement pour le père et le fils jusqu’au jour où un nouvelle immeuble va cacher la fresque.
Le Recueillement, le deuil, l’effacement, la perte. une réflexion poétique au sein de la ville de l’urbanisme et de l’occupation des sols. Déroutant mais poétique en diable grâce aux mots de Jean Echenoz et aux dessins de Guy Delisle.
L’art du ricochet de Nicolas Delesalle est une tragi-comédie s’inspirant d’événements qu’a vécu son auteur en tant que reporter de guerre pour Paris-Match. Lors d’un reportage que fait Nicola Delesalle en Ukraine celui-ci est arrête pour de sombres raisons à la frontière moldave. Cette arrestation arbitraire est le point de départ d’un retour su soi de l’auteur . Quel part ont les échecs dans notre construction, quelle part de résilience avons nous au plus profond de nous. Tout cela est traité avec gravité quand il s’agit de parler de la guerre, de l’horreur des hommes morts ou blessés, russes ou ukrainiens. Et puis il y a la légéreté et la dérision des souvenirs d’enfance, des histoires d’amours. Une histoire de ricochet entre présent et passé porté par une plume très agréable.
Journaliste et écrivain, Nicolas Delesalle est actuellement grand reporter à Paris Match, après l’avoir été à Télérama. Il est l’auteur d’Un parfum d’herbe coupée, Le Goût du large, Mille Soleils, N’habite plus à l’adresse indiquée, qui ont conquis 150 000 lecteurs.
Paul Greveillac a le don de dénicher des personnages réels ou de fiction. Sous toutes les latitudes, les continents ,les époques et L Histoire Dans Maitres et esclavesPaul Greveillac nous emmené en Chine à l’époque de Mao et nous raconter l’histoire d’un jeune paysan, Tian Kewei devenu peintre officiel du régime. Dans Art nouveauPaul Greveillac nous transportait dans la Mitteleuropa de la fin du 19ème siècle auprès de Lajos Ligeti, jeune architecte à Budapest. Il y connaitra la gloire et la décadence. Dans L’étau, nous partons en Tchéquie dans les années 1990. Nad’a et son frère Andel enquête sur leurs parents et plus particulièrement le père patron d’une grande usine automobile à Prague des années 20 au nazisme triomphant des années 30.
Et pour le creuset des sorciers , nous faisons la connaissance de Jean Baptiste , esclave en Louisiane dans les années 1810. Il appartient à la famille Beauregard qui est propriétaire d’un domaine où pousse la canne à sucre.. Le sous titre de ce roman est Histoire de l’esclave à mille mains qui inventa sa musique. Jean Baptiste a un don , un secret: il connait les sortilèges de la musique et le piano aux touches noires et blanches de la famille Beauregard est une quête absolue. A travers ce personnage, une vie romancée de Miles Davis, Paul Greveillac écrit une allégorie du métissage, du jazz en faisant de cette plantation le creuset de beaucoup de musique. Et puis Paul Greveillac en fin de roman nous donne une playlist immense, magnifique du jazz de toutes les époques. Suite musicale d’un roman à la belle écriture. Comment ne pas écouter Koln ou Vienna de Keith Jarett sans penser à Jean Baptiste et son piano dans la maison coloniale au fin fond de la Louisiane
Paul Greveillac, parfois orthographié Gréveillac, né en 1981, est un romancier et nouvellistefrançais. Il s’est « imposé comme l’un des meilleurs connaisseurs, au sein de la jeune génération, de l’ère communiste »
Il reçoit le prix Roger-Nimier ainsi que la bourse de la découverte de la Fondation Prince Pierre de Monaco pour son premier roman, Les Âmes rouges, dont l’histoire se déroule au temps de l’Union soviétique. Le personnage principal est un censeur, amoureux de cinéma et de littérature.
Le récit Cadence secrète. La vie invisible d’Alfred Schnittke est paru en avril 2017. Cette biographie romancée du compositeur Alfred Schnittke reçoit le prix Pelléas 2018.
Son deuxième roman, Maîtres et Esclaves, est paru en août 2018. On y suit le parcours mouvementé d’un paysan du Sichuan qui devient, au plus fort de la révolution culturelle chinoise, un grand peintre de propagande. Maîtres et Esclaves figure sur les dernières listes du prix Goncourt du prix Interallié, et du prix des Deux Magots 2019. Finaliste du prix Goncourt, le roman recueille quatre voix contre six pour Leurs enfants après eux, de Nicolas Mathieu. Il remporte le Grand prix Jean-Giono 2018 Il se voit également attribuer en 2018 le prix de soutien à la création littéraire de la Fondation Del Ducal.
Son troisième roman, Art nouveau, paraît en août 2020. Le roman retrace la naissance de l’art nouveau hongrois à travers Lajos Ligeti, un architecte fictif juif, originaire de Vienne, qui tente de développer son cabinet à Budapest. L’Autriche-Hongrie, en proie aux nationalismes, à l’antisémitisme, moribonde sans le savoir, vit alors ses dernières années. Avec ce roman, Paul Greveillac se propose aussi, selon ses propres mots, de montrer que « l’Europe d’avant la première guerre mondiale ressemble beaucoup (…) à notre époque contemporaine ». Art nouveau est pré-sélectionné pour le Prix du livre européen 2021. En septembre 2021, le roman remporte le prix du Salon du livre de Chaumont.
L’Étau est paru en mars 2022. Le roman se situe à la fois pendant la deuxième guerre mondiale et dans les années 2000. Deux protagonistes y subissent l’héritage de leur père, chef d’entreprise pragois accusé d’avoir collaboré avec Reinhard Heydrich et les nazis
Phrase d’armes est paru en août 2023. Le roman retrace le parcours de René Bondoux, champion olympique de fleuret par équipes aux Jeux de Los Angeles, vice-champion olympique dans la même catégorie en 1936 à Berlin. Il devint par la suite chef de cabinet de De Lattre de Tassigny, rôle qui l’amena à assister à la signature de la capitulation allemande le 8 mai 1945.
Le creuset des sorciers. Histoire de l’esclave à mille mains qui inventa sa musique est annoncé pour février 2026. Paul Greveillac se penche cette fois sur la Louisiane des plantations de canne à sucre, l’esclavage, et le jazz. Dans son avant-critique pour LivresHebdo, Jean-Claude Perrier salue « le [roman] plus personnel » d’un « jeune écrivain surdoué ». Le roman invente un aïeul à Miles Davis, sur la plantation de la famille Toutant-Beauregard. Pour la première fois, l’auteur évoque en outre son propre métissage, ainsi que les sources de son pseudonyme, inspiré par Julien Gracq et Pierre Reverdy. TSF Jazz évoque un « récit captivant ». La revue LiRE parle d’« une grande fresque bouleversante, sans emphase, et un superbe hommage au jazz, « rejeton d’une irrémédiable liberté »» (article repris dans Ouest France). Pour le magazine Pèlerin, le lecteur « se laisse porter jusqu’à la fin par la plume mélodieuse et envoûtante de l’auteur ] Le compositeur Karol Beffa loue également le roman, « puissant et profondément travaillé, qui réussit à conjuguer densité historique, ambition stylistique et souffle poétique. ».
Été 1935, dans une petite ville française : Gramont. Dans cette petite ville prospère une usine de papier, mais l’ambiance est tendue. L’influence des communistes est grandissante et les blocages sont de plus en plus nombreux en attendant la grève générale. Le sous-directeur, Monsieur Bompierre, cache très peu son envie d’ordre et son appétence pour les régimes autoritaires qui déferlent sur l’Europe. L’ordre et l’autoritarisme caractérisent aussi la famille Bompierre, et François, le fils de 17 ans, va entrer en rébellion face à cette autorité paternelle. Quatrième de couverture : » Quand la révolte d’un fils rejoint celle d’un pays « C’est la grande réussite de cette BD : avoir copié collé le besoin d’émancipation d’un adolescent et celui de la classe ouvrière aux prémices du Front populaire. Éric Stalner puise dans la réalité pour donner du fond à son intrigue. le dessin réaliste, représentant bien les années 30 donne encore plus de corps au propos. Fils de bourge est un récit réussi où l’intime et les drames familiaux se mêlent à la grande Histoire.
Éric Stalner est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français, né le 11 mars 1959 à Paris.
Après avoir tenté le concours des Beaux-Arts de Paris, il commence sa carrière en 1981 avec son frère aîné Jean-Marc. En commun, ils ont réalisé de nombreuses pochettes de disques, des affiches de concert (surtout hard rock) et des travaux publicitaires. En 1988, ils se tournent vers la bande dessinée.
Ils rencontrent le scénariste Christian Mouquet et créent avec lui Les Poux, série en trois tomes dont le premier sort en 1989 aux éditions Glénat. Éric et Jean-Marc Stalner ont signé ensemble plusieurs séries dont Le Boche, avec Daniel Bardet, et Fabien M.. En 1991, ils développent la série Le Fer et le Feu chez Glénat, les deux frères entreprennent alors de mener séparément leur carrière.
Depuis, Éric Stalner a développé de nouvelles séries : Le Roman de Malemort avec le coloriste Jean-Jacques Chagnaud chez Glénat, La Croix de Cazenac avec Pierre Boisserie (encrage de Siro sur les tomes 9 et 10) chez Dargaud, le triptyque Voyageur constitué des cycles Futur – Présent – Passé avec Pierre Boisserie et différents dessinateurs chez Glénat, La Liste 66 en solo chez Dargaud, Flor de Luna avec Pierre Boisserie et Éric Lambert chez Glénat, Ils étaient dix en solo aux éditions 12 bis… Après avoir signé l’album Loup avec Pierre Boisserie d’après le roman et le film de Nicolas Vanier, il adapte L’Or sous la neige, autre récit de Nicolas Vanier que son frère Jean-Marc Stalner dessine.
Le chroniqueur Brieg F. Haslé écrit dans le no 22 du magazine Zoo le Mag (novembre-décembre 2009) : « Depuis 1989, en compagnie de son frère aîné Jean-Marc, en solo ou en collaboration, notamment avec le scénariste Pierre Boisserie, Éric Stalner a signé plus de 80 ouvrages de bandes dessinées en vingt ans. Malgré un rythme de production impressionnant, Éric Stalner crée des planches riches et savamment construites, où son élégant dessin réaliste fait toujours mouche et enchante ses lecteurs… Indéniablement, il est l’un des chefs de file de la bande dessinée classique d’aujourd’hui. »
Brieg F. Haslé et Manuel F. Picaud développent depuis octobre 2008 son site officiel : Les Carnets d’Éric Stalner.
Quel magnifique moment de contemplation et d’intériorité ! c’est une expérience originale que d’ouvrir La Montagne d’encre. Nicolas Debon s’est appuyé sur l’art japonais, l’encre, le pinceau et le trait. Il s’est aussi appuyé sur les textes de François Cheng et les narratifs de Lao-Tseu et Tchang Tseu. Avec ces textes en lui, Nicolas Debon a peint, aquarellisé ses paysages et montages des Vosges. En toutes saisons. L’air, l’eau, le végétal, le minéral. Le résultat est somptueux. Il faut se laisser absorber par les aquarelles ,se perdre dedans et contempler. Et repenser au titre du recueil de François Chang : Vide et plein. Acceptons le risque du vide avant d’en trouver la plénitude. Une Bd, un roman graphique ? Je ne peux vous dire. Un temps hors du temps ? Sûrement.