
Le roman des artistes. I. Romantismes
Dan Franck
Grasset
978-2-24683-880-7 Octobre 2024
416 pages
Après la trilogie le Temps des Bohèmes ou Les Aventuriers de l’art moderne, Dan Franck revient avec une tétralogie, le Roman des artistes, qui commence par la révolution romantique et qui s’achèvera avec l’impressionnisme.
Dan Franck a toujours cette fluidité d’écriture qui permet de raconter l’histoire de façon simple et passionnante. Cette simplicité est le résultat de recherches minutieuses et d’un travail de feuilletoniste comme au 19ᵉ siècle.
Ce premier tome « Romantismes » commence en 1815 à Villers-Cotterêts. Un jeune homme voit passer devant chez lui Napoléon de retour de l’île d’Elbe. Ce jeune homme est Alexandre Dumas. Et nous voilà partis pour une fresque passionnante où nous croiserons tout ce que la monarchie de Juillet, la Restauration, les Trois Glorieuses connaissent d’écrivains, de musiciens et de peintres.
Nous virevoltons entre Dumas, Delacroix, Hugo, Musset, Balzac, George Sand, Berlioz, Liszt, Chopin sans oublier femmes et maîtresses : Juliette Drouet, Marie Dorval.
Tout ce beau monde vit de l’art dans un mode politique chamboulé où Charles X et Louis-Philippe essaient d’asseoir leur autorité.
Et lecteur réjoui, nous revisitons l’histoire et la vie culturelle. C’est avec délectation que nous suivons Balzac de résidence cachée en résidence cachée afin d’éviter les huissiers. C’est avec surprise que nous nous rappelons que des écrivains vivaient à la même époque et que Delacroix, Dumas, Balzac, Hugo se retrouvaient dans les mêmes salons.
Ces romantiques qui, pour certains, feuilletonneront dans les journaux, et pas seulement Dumas. Balzac et Hugo ne seront pas en reste.
Comme le dit Gilles Heuré dans Télérama, ce premier tome se lit comme un roman d’aventures invitant à laisser le rideau se lever et à applaudir. Les applaudissements étant terminés, je me jette immédiatement dans le deuxième tome afin que le rideau reste levé. et que le Roman des Artistes se poursuive.

Daniel Franck, dit Dan Franck, est un écrivain et scénariste français, né le 17 octobre 1952 à Paris.
Il a notamment été récompensé par le Prix Renaudot en 1991.
Très vite, il se met à l’écriture, d’abord sans succès, avant de recevoir le prix du premier roman en 1980 pour Les Calendes grecques, puis le prix Renaudot en 1991 pour La Séparation, « une confession impudique et discrète, comme un constat, constat d’échec d’une génération, celle qui avait 20 ans en 1968 et n’a pas su faire mieux que la précédente »
Il écrit aussi en collaboration avec d’autres auteurs tels que Enki Bilal ou Jean Vautrin, avec lequel il conçoit la série de romans Les Aventures de Boro, reporter photographe. Romancier, essayiste, scénariste pour le cinéma et la télévision.
Au début des années 1980, il publie deux ouvrages sous le pseudonyme de Marc Kajanef, pseudonyme qui combine les noms de famille de Dan Franck et de Pierre Ajame.
Entre 1991 et 1999, Dan Franck se prête aussi au métier d’acteur dans trois films de Gérard Mordillat.
Quarante ans plus tard, un épisode de sa vie lui inspire le livre intitulé L’Arrestation, publié en 2023 : une incarcération préventive pendant 40 jours en 1984 suivie d’une condamnation à dix-huit mois de prison avec sursis en 1988 à cause de l’aide qu’il apporte à Claude Halfen et à la mouvance terroriste Action directe.
Signataire de nombreuses pétitions et tribunes, publiquement engagé à gauche, il soutient par exemple François Hollande, le candidat PS à l’élection présidentielle de 2012 Le 30 novembre 2015, il est parmi les signataires de l’Appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l’état d’urgence »[8],[9].
Son œuvre est fortement marquée par l’histoire des forces progressistes en Europe et en particulier par la Guerre d’Espagne, par les années 1930, la question de l’engagement, et les figures de l’art moderne.
















