L’Ăźle aux arbres disparus d’Elif Shafak. Flammarion. 💛💛💛💛💛

L'Île aux arbres disparus par Shafak

Un coup de coeur , une pĂ©pite !. Les mots ne viennent pas pour dire le bonheur de lecture que procure L’Ăźle aux arbres disparus d »Elif Shafak.
Reprendre la quatriĂšme de couverture et s’approprier la phrase de Colum McCann : » Les mots d’Elif Shafak crĂ©ent un nouveau monde, Ă  notre intention. « 
A partir de son roman Elif Shafak nous entraĂźne avec les exilĂ©s, les dĂ©racinĂ©s dans un monde du vivant tel que peut en parler Baptiste Morizot dans : ManiĂšres d’ĂȘtre vivant.
Ada, seize ans est lycĂ©enne Ă  Londres. Elle vit avec son pĂšre , Kostas, chypriote grec Ă©xilĂ©. Celui-ci est spĂ©cialiste de l’Ă©cologie et de la botanique Ă©volutives.
La mĂšre d’Ada, Defne, chypriote turque est dĂ©cĂ©dĂ©.
Dans le jardin de la maison de Kostas et Ada se tient un figuier.
Ada, se tient debout, dans la classe de Mrs Walcott et laisse sortir de son corps un long cri de rage. Pendant ce cri elle se remĂ©more le passage d’un sermon entendu jadis, peut ĂȘtre dans une Ă©glise ou une mosquĂ©e : « Quand l’Ăąme quitte le corps, elle monte vers le firmament et sur son parcours elle s’arrĂȘte pour regarder tout ce qui s’Ă©tend sous elle, impassible, indiffĂ©rente, insensible Ă  la douleur « .
De ce cri de rage, Elif Shafak fait le détonateur de ce roman pour nous dire la rencontre de Kostas et Defne en 1974 dans Chypre déchiré par la guerre civile.
Des personnages d’une folle humanitĂ©, puissants dĂ©bordant de gĂ©nĂ©rositĂ© mais aussi de failles et de contradictions.
Pour nous raconter cette histoire , nous naviguons entre Chypre et Londres, entre 1974 et 2020.
Mais cette histoire d’amour, d’exil, de dĂ©chirement ne serait ĂȘtre complĂšte sans le point de vue du figuier. RĂ©guliĂšrement celui-ci devient narrateur et confident de Kostas et Defne.
Celui-ci nous rapporte son point de vue sur la situation. Un figuier, c’est vivant. Il perçoit, il entend, il a une mĂ©moire.
Et c’est dans ce personnage du figuier que le roman d’Elif Shafak prend une tournure universelle. Ce figuier nous interroge sur la bĂȘtise humaine mais aussi sur notre temps prĂ©sent : le dĂ©rĂšglement climatique, la place du vivant et de la nature, la mĂ©moire transgĂ©nĂ©rationnelle ( racines vĂ©gĂ©tales – racines humaines ) les migrations ( humaines et animales).
L’Ăźle aux arbres disparus est un mĂ©lange de merveilleux, de rĂȘves ( L’Orient n’est pas loin ) de chagrin et d’imagination.
Plusieurs niveaux de lecture se superposent reliant hommes et arbres autour de l’exil, de la mĂ©moire. Les arbres sont des gardiens de la mĂ©moire de la terre natale et ravivent les souvenirs de nos racines. Peut on ĂȘtre dĂ©racinĂ©?
Les arbres garde une mémoire du temps. Tout comme les humains possÚdent une mémoire intergénérationnelle et les traumatismes qui en découlent.
Quelle interdépendance entre les hommes et le monde du vivant

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Je terminerais par l’extrait de l’interview d’Elif Shafak donnĂ© Ă  un journaliste pour la FĂȘte du livre de Bron :


« Nous les arbres, nous ne pouvons qu’observer, attendre et tĂ©moigner. » Etant un Ă©crivain turque, de quoi vous sentez-vous le tĂ©moin ?


Votre question me touche car nous nous trouvons au carrefour de l’humanitĂ©. Il n’y aura pas de « retour Ă  la normale » : l’ancien monde est en train de disparaĂźtre et le nouveau n’est pas encore nĂ©. Ces temps incertains Ă©tant effrayants, on voit apparaĂźtre des dĂ©magogues proposant des solutions faciles. Alors qu’en ces temps de Covid, on a besoin de solidaritĂ©, on assiste Ă  une montĂ©e des nationalismes. le dĂ©clin des droits fĂ©minins pointe que rien n’est actĂ©, alors que les femmes et les minoritĂ©s seront au premier rang des changements sociaux. C’est pourquoi, j’aspire Ă  la sororitĂ©. J’aime les arbres au point de les enlacer, il me paraĂźt donc urgent de se reconnecter Ă  la nature. L’Ă©co-fĂ©minisme incarne bien ces valeurs car on tend Ă  dĂ©truire l’Ă©cologie et les femmes. Actuellement, 80% des gens migrent Ă  cause de la crise climatique. Les femmes et les enfants en subissent la plus grande violence.


« Les mots d »Elif Shafak crĂ©ent un nouveau monde, Ă  notre intention  »Â Colum McCann.
Il est urgent de lire L’Ăźle aux arbres disparus « 

Elif Shafak (auteur de Soufi, mon amour ) - Babelio
Elif ƞafak, ou Elif Shafak, nĂ©e le 25 octobre 1971 à Strasbourg de parents turcs, est une écrivaine turque.
PrimĂ©e et best-seller en Turquie, Elif ƞafak Ă©crit ses romans aussi bien en turc qu’en anglais. Elle mĂȘle dans ses romans les traditions romanesques occidentale et orientale, donnant naissance Ă  une Ɠuvre Ă  la fois « locale » et universelle. FĂ©ministe engagĂ©e, cosmopolite, humaniste et imprĂ©gnĂ©e par le soufisme et la culture ottomane, Elif ƞafak dĂ©fie ainsi par son Ă©criture toute forme de bigoterie et de xĂ©nophobie. Elle vit et travaille à Londres.

Interview donné par Elif Shafak au Festival des Livres de Bron

L’auteure turque Elif Shafak aime «construire des ponts entre les gens». Son nouveau roman se dĂ©roule lors d’un conflit dĂ©chirant Ă  Chypre. L’arrachement Ă  une terre peut-il avoir un impact important sur les descendants ? L’amour est-il un ciment suffisant pour panser les plaies?

par Kerenn ElkaĂŻm.

  • Mardi 11 janvier 2022

De par son Ă©lĂ©gance naturelle, Elif Shafak pourrait passer pour une belle plante, mais ce serait ignorer son talent d’écrivain et sa passion des arbres. MĂ©fiez-vous de sa douceur, ses romans et ses engagements ne sont qu’ardeurs. La dĂ©fense des oppressĂ©s ou des oubliĂ©s lui valent des ennuis avec la Turquie, pays qui revient toujours dans ses romans (ex. “La bĂątarde d’Istanbul”), mais oĂč il lui est interdit d’aller. Or l’amour et l’imaginaire ne connaissent pas de freins littĂ©raires
 Ils nous entraĂźnent cette fois Ă  la rencontre d’Ada. Pourquoi pousse-t-elle un tel cri aprĂšs la mort de sa mĂšre ? Un cri brisant le silence originel de sa famille. PassĂ© et prĂ©sent s’alternent pour retracer la tragĂ©die de la guerre civile chypriote. C’est lĂ , qu’un Ă©trange narrateur nous ouvre le cƓur des RomĂ©o & Juliette locaux. Une somptueuse histoire de mĂ©moire et d’espoir, malgrĂ© les dĂ©chirements et le goĂ»t du pouvoir.

Vous Ă©crivez qu’il y a « un certain nombre de choses qu’une frontiĂšre ne peut pas empĂȘcher de traverser Â».  En quoi la littĂ©rature vous aide-t-elle Ă  traverser des parties du monde et de vous-mĂȘmes ?
Quelle magnifique question. Je m’intĂ©resse depuis toujours Ă  ce qui transcende les frontiĂšres. On a tendance Ă  nous placer au sein de tribus, de pays ou de nationalitĂ©s, or la littĂ©rature va bien au-delĂ  de tout cela. Elle nous relie les uns aux autres, en nous rappelant qu’on n’est pas si diffĂ©rent. Ainsi, la littĂ©rature possĂšde une rĂ©sistence et une rĂ©bellion intĂ©rieure.

Pourquoi « n’y a-t-il presque pas d’histoires racontĂ©es par les perdants Â» ?
La plupart d’entre elles sont des « His-tories Â», Ă  savoir des rĂ©cits racontĂ©s au masculin. Je viens de Turquie, un pays qui cultive l’amnĂ©sie malgrĂ© une longue Histoire. Des trous que les ultra-nationalistes ou les islamistes s’efforcent de combler. Cette mĂ©moire imposĂ©e n’a qu’un un seul narrateur. Je fais l’inverse en donnant une voix aux minoritĂ©s oubliĂ©es ou oppressĂ©es. Proche de la pĂ©riphĂ©rie, je me suis toujours sentie diffĂ©rente, comme si j’étais Ă  la fois une outsider et une insider. ElevĂ©e par deux femmes dichotomiques (ndlr. sa mĂšre diplomate et sa grand-mĂšre trĂšs traditionnelle), je ne m’intĂ©grais pas Ă  l’école turque, qui m’imposait une seule vision du monde. Je suis devenue une Ă©migrante Ă©crivant dans une autre langue que la sienne (l’anglais). Mais de par ce sentiment d’exil, je suis une autre, voire tous les Autres.

Ce roman donne justement la parole aux « migrants, aux exilĂ©s ou aux dĂ©racinĂ©s Â». Qu’est-ce qui vous rĂ©volte dans la façon dont ils sont traitĂ©s ?
Que signifie ĂȘtre enracinĂ© ou dĂ©racinĂ© ? On m’accuse d’ĂȘtre « une cosmopolite sans racines Â», or pourquoi les associe-t-on au sol ou Ă  la Nation, et non au ciel ? Loin d’ĂȘtre statique ou unique, l’identitĂ© peut avoir plusieurs racines et appartenances. On peut aimer sa terre ancestrale et natale, tout en se sentant liĂ© Ă  une autre rĂ©gion mondiale. Contrairement aux nationalistes, je suis une citoyenne du monde. En cette Ăšre d’anxiĂ©tĂ©, on semble indiffĂ©rent au sort des migrants qui meurent ou souffrent chaque jour. A force de les rĂ©duire Ă  des chiffres impersonnels, on oublie que ce sont des ĂȘtres humains comme vous et moi. La destruction climatique fera d’ailleurs un jour, de chacun de nous, des rĂ©fugiĂ©s. En fermant les portes de nos frontiĂšres, on croit que les problĂšmes s’évanouiront. Quel leurre ! Voyez les inĂ©galitĂ©s de la vaccination du Covid, qui ne sera vaincu qu’en s’unissant.

©Jean-Luc Bertini

Vous Ă©crivez qu’il « y a des moments dans la vie, oĂč on doit tous devenir des guerriers. Â» Les mots constituent-ils l’arme idĂ©ale ?
Si on est un raconteur d’histoires, il y a des moments de l’Histoire, oĂč il est inĂ©vitable d’aborder le monde ou la politique. Surtout si l’on vient de dĂ©mocraties blessĂ©es, comme la Turquie. DĂšs qu’on touche aux inĂ©galitĂ©s sexuelles, Ă  la violence liĂ©e au genre, Ă  l’homophobie, au sexisme, au racisme ou aux minoritĂ©s, on parle de politique. Impossible de faire taire la fĂ©ministe en moi, alors je suis un Ă©crivain engagĂ©. Les livres dĂ©voilent notre jardin intĂ©rieur
 MĂȘme des lecteurs conservateurs peuvent oublier leurs prĂ©jugĂ©s en lisant l’histoire de Turcs, de Chypriotes, d’ArmĂ©niens, de juifs ou d’homosexuels. En faisant le lien avec d’autres ĂȘtres, ils redeviennent humains.

Ce livre se dĂ©roule Ă  Chypre dans les annĂ©es ’70, alors qu’il existait « une ligne verte sĂ©parant les Grecs des Turcs et les chrĂ©tiens des musulmans. Â» Pourquoi cette histoire est-elle mĂ©connue ?
Elle l’est partout, mĂȘme par les pays colonisateurs. Chypre a connu l’invasion ottomane ou anglaise, qui a suscitĂ© des violences ethniques. On doit saisir cela, afin d’aider les habitants Ă  travailler ensemble sur leur passĂ©. Beaucoup de jeunes ou de femmes dĂ©sirent bĂątir la paix. Pour Ă©crire ce roman, j’ai rencontrĂ© le comitĂ© bĂ©nĂ©vole qui tente de dĂ©terrer les disparus, lors de la guerre civile des annĂ©es ’70. Le but : leur offrir une sĂ©pulture, afin que les desendants puissent enfin entamer leur deuil. On retrouve ce phĂ©nomĂšne en Espagne, en AmĂ©rique du Sud, en Bosnie, en Pologne ou en Irak. La mĂ©moire est essentielle car ce qui ne peut pas ĂȘtre rĂ©parĂ©, finira par se rĂ©pĂ©ter. Je m’intĂ©resse Ă  l’Histoire passĂ©e sous silence, y compris dans les familles. MĂȘme si j’ai grandi en Turquie, le drame chypriote Ă©tait trĂšs prĂ©sent en nous. Quand les humains se dĂ©chirent, ils finissent pas dĂ©truire les animaux et les arbres.

« Nous les arbres, nous ne pouvons qu’observer, attendre et tĂ©moigner. Â» Etant un Ă©crivain turque, de quoi vous sentez-vous le tĂ©moin ?
Votre question me touche car nous nous trouvons au carrefour de l’humanitĂ©. Il n’y aura pas de « retour Ă  la normale Â» : l’ancien monde est en train de disparaĂźtre et le nouveau n’est pas encore nĂ©. Ces temps incertains Ă©tant effrayants, on voit apparaĂźtre des dĂ©magogues proposant des solutions faciles. Alors qu’en ces temps de Covid, on a besoin de solidaritĂ©, on assiste Ă  une montĂ©e des nationalismes. Le dĂ©clin des droits fĂ©minins pointe que rien n’est actĂ©, alors que les femmes et les minoritĂ©s seront au premier rang des changements sociaux. C’est pourquoi, j’aspire Ă  la sororitĂ©. J’aime les arbres au point de les enlacer, il me paraĂźt donc urgent de se reconnecter Ă  la nature. L’éco-fĂ©minisme incarne bien ces valeurs car on tend Ă  dĂ©truire l’écologie et les femmes. Actuellement, 80% des gens migrent Ă  cause de la crise climatique. Les femmes et les enfants en subissent la plus grande violence.

Comment avez-vous eu l’idĂ©e de faire parler un figuier et en quoi reflĂšte-t-il votre « arbre intĂ©rieur Â» ?
Ce figuier se veut essentiel et spirituel. Tant la Bible que de nombreuses lĂ©gendes mondiales prennent un arbre comme Ă©lĂ©ment central (cf. le pommier du jardin d’Eden). Les arbres nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s et nous survivront, alors ils sont les tĂ©moins privilĂ©gies de notre prĂ©sence, nos joies et nos drames. Mon arbre intĂ©rieur s’avĂšre fondamental. À moi de le nourrir constamment. Les femmes l’entretiennent souvent mal, parce qu’elles sont dures avec elles-mĂȘmes, or nous devons faire preuve de compassion envers nous-mĂȘmes.

©Jean -Luc Bertini

Qu’en est-il de la tristesse intergĂ©nĂ©rationnelle, incarnĂ©e par la jeune Ada ?
Je crois au pouvoir des Ă©motions et des histoires, mais ce qui m’intrigue le plus, ce sont les silences familiaux dont on hĂ©rite. Nos douleurs, nos traumas et nos regrets ont un impact majeur sur les gĂ©nĂ©rations suivantes. Ce roman explore cette mĂ©moire intergĂ©nĂ©rationnelle pour nous aider Ă  voir le monde autrement. Il construit des ponts entre les ĂȘtres d’hier et d’aujourd’hui. Ada incarne une mixitĂ© d’hĂ©ritages, mais elle ne peut pas les saisir toute seule. Tant de jeunes ont l’impression que les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes ont dĂ©truit le monde. Ils tanguent face Ă  l’incertitude du passĂ© et de l’avenir.

ArrachĂ©e Ă  votre terre turque, avez-vous l’impression d’ĂȘtre une Ă©ternelle exilĂ©e ou est-ce possible de replanter ses racines ailleurs ?
Difficile d’y rĂ©pondre, tant le mot exil est lourdement connotĂ©, mais il est vrai qu’il m’a façonnĂ©e. Je ne peux plus retourner en Turquie car mes positions engagĂ©es m’enverraient directement en prison. MalgrĂ© la mĂ©lancolie, je crois qu’on porte les lieux en soi. Et puis, quelle richesse de se connecter Ă  d’autres cultures. Il y a toutefois un ĂȘtre fracturĂ© en moi, puisque quelque chose me ramĂšne toujours Ă  mes origines ou Ă  l’enfance. Bien qu’on puisse planter ses racines ailleurs, on demeure un arbre blessĂ©, un « arbre migrant Â». Je le soigne en plantant les graines de la vie dans mes livres.

Ici, vous semez aussi des amours impossibles. Pourquoi payent-elles un prix aussi Ă©levĂ© En temps de guerre ou de dĂ©chirements ethniques, les amours interdites payent le prix fort, mais l’amitiĂ© et l’Eros sont plus puissants que la haine. Dans cette Chypre de 1974, on n’a pas le droit d’aimer quelqu’un qui ne soit pas de son sang, de son rang ou de sa religion. Or “RomĂ©o & Juliette” reste un mythe universel. La haine m’inquiĂšte, parce qu’on n’apprend jamais rien de l’Histoire. On la croit linĂ©aire et progressiste, or impossible de garantir que demain soit plus Ă©galitaire. Au contraire, on peut reculer et refaire les mĂȘmes erreurs. En cette Ăšre de crise pandĂ©mique, socio-politique et Ă©cologique, on devrait cultiver plus d’empathie.

Vous Ă©crivez que « les ponts apparaissent dans nos vies seulement quand nous sommes prĂȘts Ă  la franchir Â», pourquoi ?
Parce qu’on n’est pas toujours prĂȘt pour aller Ă  la rencontre d’un lieu, d’une histoire ou d’une personne. Il suffit d’un moment, voire d’une coĂŻncidence. L’amour nous transforme, mais il ne suffit pas. C’est aussi valable pour l’écriture
 Cela faisait longtemps que je voulais Ă©crire ce roman sur Chypre, or les livres ne viennent Ă  moi que lorsque je suis prĂȘte Ă  les accueillir. Cette leçon soufique se veut une quĂȘte sans fin


La mĂšre d’Ada Ă©tait « courageuse, un rĂ©el esprit libre. Â» Et vous ?
Je ne sais pas (rires). Disons que j’aime la libertĂ©, l’égalitĂ© et la diversitĂ©, mais c’est indĂ©niablement dans l’écriture que je me sens la plus libre. Ma terre natale est dĂ©sormais la terre des histoires. C’est Ă  elle que j’appartiens pleinement.

Un entretien rĂ©alisĂ© par Kerenn ElkaĂŻm.
Des portraits rĂ©alisĂ©s par Jean-Luc Bertini

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