Pactum Salis d’Olivier Bourdeaut. Editions Finitude 💛💛💛

Pactum salis par Bourdeaut

Dire que le deuxième roman d’Olivier Bourdeaut était attendu est un euphémisme.
Dire qu’il allait déchainer les critiques sur Babélio s’est une réalité.
Autant de pour que de contre
Autant de déceptions et que de lecteurs heureux ou même conquis.
Je fais partie des lecteurs heureux.
J’ai passé un agréable moment dans la presqu’île de Guérande avec Jean , Michel et les marais salants.
Evidemment ce deuxième roman d’Olivier Bourdeaut est très loin de l’ambiance d’En attendant Bojangles
Evidemment qu’il faut se défaire des émotions et des sentiments dont nous enveloppé les personnages d’En attendant Bojangles.
Je souscris à certaines critiques qui sont formulées .
Oui , on peut ressentir qu’Olivier Bourdeaut s’écoute écrire.
Oui on peut ne pas aimer l’emploi de nombreux adjectifs
Oui on peut trouver la rencontre des personnages peu réaliste.
Lors de la lecture du premier tiers du livre j’étais un peu dans cet état d’esprit et puis comme on dit prosaïquement la mayonnaise à prise.
Je n’ai pu levé les yeux du livre et je l’ai lu d’une traite avec une sensation haletante.
Avec le recul l’emploi des adjectifs , le coté peu réaliste de la rencontre des 2 personnages et l’impression qu’Olivier Bourdeaut s’écoute parler se sont évanouis.
Je retiens de ce livre une violence dans la rencontre de deux personnages : une violence qui peut aussi être appelée force et on parle d’amitié , une violence qui peut aussi être une destruction et une haine. Destruction par l’alcool, haine de l’autre et misanthropie pour Jean ou encore haine de soi et de ce que l’on est pour Jean et Michel
La rencontre incongrue de ces deux personnages les révèle à eux mêmes . Sans cette rencontre Jean et Michel seraient ils les mêmes ?
Et puis je retiens aussi de ce livre la description des marais salants ,du métier de paludier et des lumières océaniques.
Olivier Bourdeaut a une belle facilité pour décrire des paysages sombres ou ensoleillées.
Enfin je trouve que son écriture sait faire preuve de dérision et d’auto dérision.
Dans ces dialogues entre Jean et Michel j’ai l’impression de voir de jeunes coqs voulant dominer l’autre et le monde par des considérations grotesques , déplacées et d’une grande immaturité.
et c’est cette immaturité qui se transforme tout au long du roman. malgré leurs égo , leurs misanthropies leurs violences ils deviennent plus humains.
En synthèse une belle lecture au milieu des marais salants de Guérande avec des personnages de roman tellement humains et en définitif un petit côté thriller qui donne à réfléchir sur l’amitié et comment on peut s’en servir ou non.

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