Malamute de Jean Paul Didierlaurent. Au Diable Vauvert. 💛💛💛

Malamute par Didierlaurent

Merci à Babelio et Au diable Vauvert pour l’envoi de ce roman dans le cadre d’une Masse Critique privilégiée.
Cet envoi m’a permis d’entrer pour la première fois dans l’univers romanesque de Jean Paul Didierlaurent et ce fut agréable tant la lecture est fluide et facile. Facile ne veut surtout pas dire simple. Bien au contraire.
Malamute se déroule durant l’hiver 2015 dans les Vosges, dans un village station de ski La Voljoux.
A l’écart vit seul dans une ferme Germain , octogénaire un peu beaucoup bougon. Sa fille, parisienne s’occupe de lui et n’est à qu’ une idée : Faire que Germain accepte de quitter sa ferme et d’intégrer un Ephad.  Connaissant le caractère bougon de l’octogénaire ce n’est pas gagné!
Elle se replie donc sur Basile, un cousin éloigné,  qui est dameur l’hiver à La Voljoux . Elle lui propose le deal suivant : il vient vivre chez Germain pendant la saison d’hiver contre la gratuité  du logement.
Basile accepte le deal.
Concomitamment,  Jean Paul Didierlaurent déroule une autre histoire à partir d’ un journal intime.
Il s’agit d’un journal intime qui a été écrit  à partir de 1976 par Plavina Radovic.
Avec son mari, Dragan, ils ont fuit la Slovaquie et sont venus s’installer dans les Vosges pour une raison bien précise : Dragan souhaite développer une activité de Musher avec ses quatre chien malamutes.
Ils se sont installés dans une ferme en contrebas de celle de Germain.
Dragan alcoolique et violent ne développera pas cette activité et avec sa femme Plavina ils quitteront rapidement les Vosges pour s’installer dans le Nord.
En cet hiver 2015, Emmanuelle la fille de Dragan et Plavina vient à La Voljoux .
En cet hiver 2015, dans un premier temps la neige ne tombe pas
En cet hiver 2015, dans un deuxième temps la neige n’arrête pas de tomber.
Le roman devient un huis clos oppressant dans lequel les secrets de famille vont apparaître en plein jour.
Sous des mètres de neige  les sentiments, les émotions vont être decuplées jusqu à la communion avec la nature.
Jean Paul Didierlaurent est un grand conteur et il excelle dans l’écriture de ce drame rural, entre part d’ombre, fantastique et psychologie.
Juste un petit bémol : j’ai trouvé que l’on devine assez vite les tenants et aboutissants de l’histoire.
Mais est ce l’essentiel ?

Credit: Getty Images/Ulf Andersen

En 1997, Jean-Paul Didierlaurent découvre l’existence des concours de nouvelles, ce qui lui donne l’idée de se lancer dans ses premières productions littéraires. Parmi celles-ci, Brume lui permet d’obtenir le Prix international Hemingway. La nouvelle paraît dans un recueil intitulé Brume : et autres nouvelles du Prix Hemingway 2010, paru aux éditions Au Diable Vauvert en 2010. Il remporte le même prix en 2012, pour Mosquito, publié chez le même éditeur dans le recueil Mosquito et autres nouvelles du Prix Hemingway 20124. Avant de publier son premier roman, il écrit des nouvelles pendant quinze ans5, qui remportent de nombreux prix.

Afin d’écrire son premier roman, en gestation depuis plusieurs années, il prend un congé d’un mois sans solde et part à Vauvert en Camargue. Â« Conte moderne6 Â», Â« phénomène littéraire Â», son premier roman Le Liseur du 6h27, paru en 2014, Â« fait sensation Â» en France. Sélectionné pour l’édition 2015 du Cezam Prix Littéraire Inter CE, il est plébiscité par les 3 500 lectrices et lecteurs et choisi comme lauréat le 10 octobre 2015. Le Liseur du 6h27, paru Au Diable Vauvert en mai 2014, s’est vendu à 65 000 exemplaires et à près de 200 000 exemplaires chez Folio, et a reçu le Prix du Roman d’Entreprise et du Travail, le prix Michel Tournier, le prix du Festival du Premier Roman de Chambéry, du CEZAM Prix littéraire Inter CE, du Livre Pourpre et de nombreux prix de lecteurs7. Il est traduit dans 29 pays et en cours d’adaptation au cinéma.

En 2015 sort le recueil de nouvelles Macadam, aux éditions Au diable vauvert, qui rassemble des nouvelles de Jean-Paul Didierlaurent, pour la plupart primées. Le 2 mai 2016 paraît Au diable vauvert son deuxième roman Le Reste de leur vie7. Il explique comment, à la mort de son père fin 2011, il a été inspiré pour écrire ce roman par la rencontre avec le thanatopracteur qui s’était occupé de sa dépouille, et l’avait transformé : Â« Il était souriant et beau. Il était comme on l’avait toujours connu. Â»8.

En janvier 2018, il publie aux éditions Au diable vauvert son troisième roman, La Fissure. Le magazine belge Moustique qualifie ce roman de Â« délire comico-existentiel, à travers lequel Didierlaurent ne se refuse rien Â»9. Le site littéraire Lettres it be, quant à lui, explique que Didierlaurent Â« ne lésine pas sur l’inventivité et l’originalité (…) la deuxième partie du livre résonne comme une envie de roue libre de la part de l’auteur Â»10.

En mars 2021, il publie son quatrième roman, Malamute (nom d’une race de chien de traîneau d’Alaska), huis clos à trois personnages dont l’intrigue a lieu dans le massif des Vosges en hiver1

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